Rachel Painchaud : une sculptrice en terre d’argile

Il y a 20 ans, les mains de Rachel Painchaud découvraient la terre d’argile. Cette terre déclencha au premier contact, une passion chez la jeune femme. Deux décennies plus tard, elle est désormais sculptrice et a pu exposer et remporter des prix grâce à ses œuvres.

Il y a 20 ans, les mains de Rachel Painchaud découvraient la terre d’argile. Cette terre déclencha au premier contact, une passion chez la jeune femme. Deux décennies plus tard, elle est désormais sculptrice et a pu exposer et remporter des prix grâce à ses œuvres. A partir de septembre, elle sera en résidence au centre de rencontre de Saint-Berthevin, et ce pendant deux ans. Elle y exposera aussi d’ailleurs ses pièces du 6 au 27 Septembre prochain.

 

Née en Mayenne à Laval, Rachel Painchaud, 41 ans, vit aujourd’hui à Chatre-la-Forêt où elle exerce, à mi-temps, la sculpture en terre d’argile. Si elle a découvert son coup de cœur pour la terre cuite il y a maintenant une vingtaine d’années, elle exerce son art sérieusement depuis maintenant deux ans. « Je dois alterner avec mon métier à côté de ça. Il ne se passe pas une journée sans que je ne pense à la sculpture. Et pendant les journées où je sculpte, je pratique de 9h à 21h non-stop que ça soit depuis chez moi ou à l’atelier publique de sculpture de Laval ».

 

Depuis ses débuts, Rachel Painchaud avoue avoir réalisé une centaine de sculptures qui ne peuvent être réalisée en moins de 20h. « Le temps varie d’une pièce à une autre. Pour Le Sacre, l’une de mes pièces, j’ai mis entre 40h et 50h à façonner les huit personnages qui forment la sculpture ».

 

Pour sculpter, Rachel aime s’inspirer du quotidien et aller à la rencontre des gens : « j’aime aller à leur rencontre de personnes pour ensuite sculpter leurs émotions. J’essaie de les capter puis de les retranscrire à travers mes sculptures. Il y a un aspect émotionnel dans mon travail. Certains diront que mes œuvres traduisent une certaine mélancolie, tristesse ou tourmente. Ce sont des sentiments que chacun a enfoui au fond de lui. J’essaie de représenter ces émotions dans mes statues pour qu’elle sonne comme un écho à travers les gens ».

Lotus

Une envie devenue un besoin

Née en 1973, Rachel Painchaud a très vite été attiré par le milieu artistique. Déjà toute petite, elle aimait déjà passer son temps à dessiner et à jouer avec de la pâte à modeler. « Ca a toujours été une envie en moi » nous avoue-t-elle.

 

Des années plus tard, cette envie est devenue un besoin : « il est difficile pour moi de ne pas créer de mes mains. Je m’exprime à travers ces activités. Une période où je ne peux pas m’exprimer à travers l’art est souvent une période que je vis difficilement. Je me sens obligé de créer pour être bien ».

 

Après s’être essayé au dessin et à la peinture, Rachel Painchaud a eu un déclic pour la terre cuite dès le premier contact avec ses mains. « Certaines personnes vont trouver ça sale. Moi c’était l’inverse ! J’ai ressenti comme une décharge émotionnelle en moi. J’ai été très attiré par le contact physique avec la terre et ai tout de suite imaginé les avantages de travailler avec ce matériau. La terre permet de travailler en trois dimensions contrairement au dessin ou à la peinture, ce qui est plus facile pour moi ».

 

Un apprentissage sculpté avec ses mains et ses livres

Autodidacte, Rachel Painchaud n’a suivi ni cours ni formations pour développer ses compétences en sculpture. Elle a appris en faisant. Mais la sculpture en terre cuite reste un art très technique. « Il faut savoir qu’avant d’être cuite à 1300° pendant 24h, une sculpture doit être coupée et évidée pour laisser l’air circuler. Après ça, la sculpture doit être remodelée et est enfin cuite. C’est le genre de choses que j’ai dues apprendre en lisant des ouvrages plus techniques sur la sculpture » nous précise Rachel.

 

En plus de cela, la Mayennaise fréquente régulièrement l’atelier public de sculpture de Laval, association de 70 personnes. L’atelier lui a permis de rencontrer de nombreuses personnes passionnées que le même domaine. « C’est un lieu idéal pour échanger nos découvertes, nos avis sur les travaux de chacun, nos doutes ou encore nos solutions. On ne peut pas grandir seul ! ».

 

De plus en plus visible

Orphee-et-eurydiceDepuis 2012, Rachel Painchaud a pu exposer à plusieurs reprises ses sculptures. Elle a d’ailleurs pu y remporter des prix comme le prix du public à l’Exposition organisée par l’ABAP (association brocante, art et patrimoine) à Chartes-sur-le-Loir ou encore rafler la seconde place au salon d’automne de Meslay-du-Maine en 2013.

 

En Septembre prochain (du 6 au 27), Rachel Painchaud exposera ses travaux, conjointement avec le sculpteur Christophe Carrel, au centre de rencontre de Saint-Berthevin. C’est dans ce même local, restauré et permettant l’accueil de deux artistes, que la sculptrice sera en résidence pendant 2 ans. « J’ai été approché par le responsable culturel du centre après une exposition que je faisais. Il m’a fait cette proposition, que j’ai rapidement acceptée. A partir de Septembre, je sculpterai aussi le mardi. C’est vraiment une chance pour moi. J’espère, en plus de cela pouvoir bientôt exposer dans des lieux de manière permanente » avoue la Mayennaise.

 

En plus de cette résidence, Rachel Painchaud a aussi d’autres projets sur le feu dont celui de réaliser des pièces en bronze. « J’ai déjà contacté quelques fonderies pour me renseigner. C’est un savoir-faire complètement différent du mien. Il est très technique et couteux. Certaines de mes sculptures font plus de 90-100cm, j’aimerais pouvoir faire de certains de mes travaux, des sculptures en bronze. Pour ça, il faut modeler la terre puis fabriquer un moule dans lequel on fera couler le bronze. C’est quelque chose de très difficile à faire et à financer, du coup je suis en ce moment à la recherche de mécènes qui pourraient m’aider à financer le projet » conclut Rachel Painchaud.

 

Pour plus d’informations :

http://rachel-painchaud.com/

http://www.saint-berthevin.fr/IMG/pdf/Plaquette_RDV_2014_V2-2.pdf

 

 

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Auteur: Florian

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